Comment fonctionne ton cerveau ?



Comment fonctionne ton cerveau?

1/ Le cerveau: un réseau électrique et un muscle:

Ton cerveau n’est pas une structure anatomique fixe, figée. C’est de la matière organique, vivante, en constant renouvellement et remaniement. Le cerveau a, entre autre s la capacité de modifier durant toute sa vie sa structure et ses connexions neuronales. Ce phénomène s’appelle la neuroplasticité.



Imagine un réseau électrique dont les voyants s’allument et s’éteignent à mesure que le courant passe. C’est pareil dans le cerveau des milliards de chemins neuronaux s’allument, s’activent quand tu réfléchis ressens ou agis.

On peut aussi comparer le cerveau à un muscle : plus on l’entraine plus il se développe. Plus on stimule un chemin neuronal (par exemple la mémorisation d’ un numéro de téléphone ou d’une définition plus on renforce la connexion, donc la facilité à l’activer. C’est comme si on dégageait un sentier recouvert de neige ou qu’on débroussaillait un passage en forêt. Ou comme si on créait une autoroute à la place d’un chemin escarpé de montagne l’information peut circuler plus vite et on peut y accéder plus facilement.

L’important est de créer une habitude. Une nouvelle information est comme un petit sentier. Si on prend l’habitude de l’emprunter ce petit sentier se transformera en chemin, puis en route, jusqu’à devenir une autoroute. Il sera alors facile de suivre cette voie et d’accéder à l’information. Mais, à l’inverse, s’il est inutilisé, ce sentier se transformera en une friche plus difficile à emprunter.

Bien sûr, tout cela ne se fait pas en une fois. Les connexions mettent du temps à se développer. Et comme pour les muscles, les chemins neuronaux qu’on ne sollicite pas ou peu s’atrophient. Ils perdent du volume.

L’entrainement rend les choses permanentes.

2/ La mémoire: un tableau d’école et un entrepôt

Il existe plusieurs manières de représenter la mémoire et son fonctionnement. Nous allons ici seulement considérer les deux principaux systèmes de mémoire la mémoire de travail et la mémoire à long terme.

La mémoire de travail est celle qui prend en charge l es informations dont on veut se souvenir immédiatement et de manière consciente. Elle se situe principalement au niveau du cortex préfrontal. Elle est aussi reliée à d’autres régions du cerveau afin de permettre l accès à la mémoire à long terme. Elle ne peut contenir qu’un nombre limité d’éléments au même moment (entre 4 et 7 environ).

Cette mémoire à court terme est très utile au quotidien. On s’en sert tout le temps, par exemple pour suivre une conversation ou lire pour comprendre le sens d’une phrase, il faut garder le début en mémoire le temps d’arriver jusqu’à la fin. La mémoire de travail est donc essentielle, mais elle est peu efficace. On peut la comparer au tableau noir d une salle de classe les éléments inscrits dessus s’effacent rapidement.

L’autre système de mémoire, la mémoire à long terme, ressemble à un immense entrepôt qui peut contenir des milliards d’éléments. Cette mémoire mobilise différentes zones cérébrales où sont stockés les différents types d’information.

Les chercheurs ont démontré que pour introduire une information dans la mémoire à long terme, il faut y revenir plusieurs fois. D’ailleurs, il faut continuer même une fois qu’elle est enregistrée il y a tant d’éléments entassés dans l’entrepôt à souvenirs qu’il est parfois bien difficile de retrouver l’information dont on a besoin, à moins de l’avoir répétée un certain nombre de fois (et d’avoir créé une autoroute pour y accéder).

3/ Activer ses neurones

Plusieurs méthodes, dont l’efficacité a été prouvée scientifiquement existent pour renforcer un chemin neuronal.

a) Activer ses neurones. Quand on apprend, le cerveau change des connexions neuronales se créent et nos connaissances sont encodées dans ces réseaux de neurones. Il faut donc créer et renforcer, parfois défaire ou affaiblir certaines, en tout cas ajuster les connexions neuronales liées à l’apprentissage en question.

b) Réactiver ses neurones. Les connexions neuronales s’établissent et se renforcent progressivement à mesure qu’on les sollicite. De la même manière qu’ on ne devient pas un haltérophile professionnel en soulevant une seule fois des poids, on ne peut rien apprendre efficacement sans répétition. À chaque réactivation, le chemin neuronal se renforce et l’information se consolide elle s’ancre plus durablement dans la mémoire et à chaque révision, on élargit la voie d’accès pour la retrouver. Au contraire, tenter de tout apprendre d’ un seul coup et à la dernière minute est peu efficace. Plutôt qu’à un savoir bien cimenté, on aura alors affaire à un beau désordre reposant sur de bien mauvaises fondations. De plus, réviser est souvent plus rapide qu’apprendre, car il nous reste un souvenir de l’information le chemin est déjà tracé. Il suffit de le réactiver.

Le corps utilise toujours la voie de la moindre résistance.

c) Faire l’effort de se remémorer l’information. Même si tu ne parviens pas à retrouver l’information après quelques minutes d’efforts ce travail n’est pas vain essayer de se souvenir stimule la connexion et consolide l’apprentissage. Ce travail de récupération n’est pas forcément agréable, mais il est essentiel Rappelle toi toutes tes connaissances sont rangées dans un immense entrepôt. Mais celui-ci est plongé dans le brouillard de connaissances. Essayer de se souvenir d’une information, c’est comme baliser la route et répéter l’exercice, c’est intensifier la lumière des balises Cette étape de remémoration est cruciale dans le processus d’apprentissage. Cela exige de puiser dans ses ressources. Et comme le cerveau n’aime pas ça, il va améliorer les connexions pour consommer moins d’énergie la prochaine fois que tu réactiveras. Le cerveau est partisan du moindre effort, il anticipe !

Ne l’oublie pas le cerveau est un muscle et c’est parce qu’on fournit un effort que le corps augmente la force ou la masse musculaire. Il en va de même pour ton cerveau. Heureusement, cette application est là pour t’éviter de trop transpirer !

d) Expliquer par tes propres mots l’information. Élaborer tes propres explications est un petit exercice important qui te permettra de t’approprier une notion d’en tester ta compréhension et de créer des liens avec d’autres informations. Tu pourras ainsi la retrouver encore plus facilement comme si tu empruntais un raccourci !

e) Espacer progressivement l’activation neuronale dans le temps. On appelle cela la « répétition espacée ». Plus une information est répétée dans le temps, plus elle s’ancre dans notre mémoire, plus on peut espacer les rappels. Le sommeil contribue fortement à la consolidation des informations, il agit comme un ciment qui fixerait les connexions entre deux briques, deux neurones.

f) Avoir un retour rapide de l’information recherchée, l’importance de la rétroaction. Lorsqu’ on donne une réponse, qu’elle soit bonne correcte ou mauvaise erronée il est important d’avoir rapidement un retour dessus pour vite ajuster la connexion neuronale et éviter de répéter les erreurs. C’est l’intérêt du test. Cet « effet test » nous indique immédiatement si l ’information est correctement enregistrée ou non. Une réponse fausse permet de se rendre compte que ce n’est pas le cas. Le cerveau est alors alerté de la modification neuronale à faire. Et lorsque la réponse est juste, le cerveau libère de la dopamine ce neurotransmetteur qui provoque un sentiment de plaisir, de satisfaction.

g) Cultiver un esprit dynamique. Croire que l’on peut continuer à s’améliorer et accepter de faire des efforts en ce sens sont deux conditions sine qua non pour que ton cerveau soit en condition pour apprendre. Aie confiance, tout le monde peut évoluer tout le monde peut progresser.

4/ L’équilibre entre effort et repos

Comme toute structure vivante pour bien fonctionner, ton cerveau a besoin d’équilibre donc d’une bonne hygiène de vie. Des études ont montré que le sport permet tait de créer des neurones et que le sommeil était un moment très important dans les apprentissages. Bien dormir permet :

a) De consolider l es informations apprises.

b) D’éliminer les toxines. Peut être seras tu surpris d’apprendre que nous produisons des toxines dès que nous sommes éveillés. Comment le cerveau se débarrasse-t-il de ces poisons. En dormant Lorsque l’on dort, les cellules cérébrales rétrécissent. L’espace entre elles augmente des fluides peuvent alors circuler et emporter les toxines. C’est un peu comme si on ouvrait les vannes. À l’inverse, l’absence de sommeil provoque une accumulation de toxine s qui empêche d’avoir les idées claires. C ’est comme si trop de neige tombait pour que le chasse neige puisse baliser la piste. On ne peut plus accéder aux connaissances stockées dans la mémoire. Ainsi, si le sommeil peut parfois nous sembler une vraie perte de temps, c’est en réalité le meilleur moyen pour être efficace c’est le moment où le cerveau est nettoyé. Au contraire, passer un examen sans a voir suffisamment dormi, c’est comme conduire en ayant rempli le réservoir de sucre le moteur est encrassé, ça ne fonctionne pas très bien.

c) De créer des connexions. Certaines zones du cerveau s’activent quand nous dormons. Les connexions neuronales sont dynamiques, en remaniement constant. On ne se réveille pas d’une sieste ou de notre nuit avec le même cerveau qu’au coucher.

d) De mémoriser et d’apprendre. C est durant le sommeil que le cerveau met de l’ordre dans les idées auxquelles tu as pensé durant la journée, dans les concepts que tu es en train d’apprendre. Il efface les informations les moins importantes et, simultanément, il renforce celles dont tu as besoin celles dont tu veux te souvenir.

5/ La procrastination

Parfois, par paresse, par manque d’intérêt, par mauvaise volonté, on procrastine on renvoie à plus tard ce qu’on devait faire maintenant, mais qu’on trouve désagréable La procrastination est une mauvaise habitude qui peut engendrer des effets néfastes à long terme et qui partage un certain nombre de caractéristiques avec l’addiction l’une et l’autre offrent une excitation et un soulagement temporaires dans une réalité parfois ennuyeuse. On se dupe soi même, on s’invente des excuses irrationnelles qui ont l’air d’être raisonnables. Cela se passe toujours de la même manière o n pense à ce qu’on doit faire on éprouve une sensation désagréable a lors on se tourne vers quelque chose de plus plaisant (regarder une série, fumer, discuter etc.), et on se sent mieux… mais temporairement seulement. Car il faudra bien se résoudre à accomplir cette fameuse tâche qu’on repousse.

Les études scientifiques ont montré que le sentiment désagréable, la sensation d’inconfort disparaît quelques minutes seulement après avoir commencé l’activité qui nous déplait.

La prochaine fois que tu te sen tira s tenté par la procrastination, souviens toi que le désagrément n’est que temporaire. Utilise la technique « pomodoro » pour y remédier. Tu te sentiras fier d’avoir accompli cette tâche qui te rebute tant, et tu pourras profiter de vrai s moments de détente sans culpabiliser. Douce sensation, je t’assure !

Récompenser les bonnes habitudes est important pour échapper à la procrastination.

Sources et approfondissements

1) Steve Masson, Activer ses neurones pour mieux apprendre et enseigner Odile Jacob, mars 2020

2) MOOC Coursera, « Apprendre comment apprendre », de Barbara Oakley, Dr. Terrence Sejnowski et Nicole Marie Thérèse Charest https://www.coursera.org/learn/apprendre comment apprendre]


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